Participer à une émission telle que Qui veut être mon associé ? (QVEMA) représente une étape marquante pour une entreprise. Charlotte et Rachel, co-fondatrices de LTHK, ont relevé ce défi avec une détermination mêlée de doutes, d’efforts et de préparation.
Leur parcours, avant même d’arriver sur le plateau, reflète à la fois leur complémentarité et leur engagement. Les valeurs qui constituent le cœur de La Tribu Happy Kids leur ont permis d’arriver jusqu’au plateau de Qui veut être mon associé ? 5. Retour sur leur préparation, un mélange de réflexion stratégique et d’apprentissage au quotidien, ponctuée de nombreuses émotions !
L’élément déclencheur pour QVEMA : une intuition partagée
L’histoire commence en septembre 2023, lorsque Charlotte aperçoit une publicité pour l’émission. À cet instant, elle a une intuition : cette opportunité pourrait représenter un vrai tremplin pour LTHK. Mais cette perspective s’accompagne immédiatement d’un sentiment de peur. " Et si on n’était pas à la hauteur ?" , pense-t-elle.
Sans le savoir, Rachel, son associée, partageait déjà cette idée. Avec son aisance naturelle sur les plateaux télévisés et son envie de mettre leur projet en lumière, elle ne tarde pas à proposer à Charlotte de tenter l’aventure. Ce moment marque un tournant. Pour Rachel, convaincre Charlotte est le premier défi à relever.
Défi relevé avec brio, après un mois de réflexion, d’échanges et de brainstorming. Charlotte, initialement intimidée, décide de transformer cette expérience en un défi personnel. Pour elle, participer à QVEMA, c’est presque comme monter sur scène, une idée qu’elle compare à un exercice théâtral. Sauf qu’ici, elle n’interprètera pas Bérénice ou Antigone, mais son propre rôle, au côté d’une partenaire de jeu en qui elle peut avoir toute confiance.
Ainsi, l’engagement est pris : elles envoient leur dossier de candidature.
QVEMA 5, un processus de sélection intense : persévérance, le maître mot de La Tribu Happy Kids
Le parcours pour être sélectionné à QVEMA s’apparente à un véritable marathon. Rachel se souvient de l’effervescence qui les anime après l’envoi du formulaire en ligne accompagné d’une vidéo présentant leur projet : produits, modèle économique, projections financières et attentes vis-à-vis des investisseurs !
Cet exercice, entre excitation et appréhension, devient vite un sujet de plaisanterie. Charlotte se souvient que sa sœur l’avait taquiner sur leur probabilité d'atterrir dans le bêtisier. Après plusieurs essais de tournage, une vidéo à leur image voit le jour. Un bébé, sorti en moins de neuf mois, prêt à être présenté à la production.
Contre toute attente, elles reçoivent un appel de l’équipe de QVEMA seulement une semaine plus tard. Un moment de joie mêlé de surprise. Rachel raconte cet instant comme un moment de pure joie, mais aussi d’incrédulité. « Je n’y croyais pas ! »
Cet appel marque le début d’un processus intense et exigeant, mêlant interrogations et moments de célébration.
Des mois de préparation : le pitch sous toutes ses coutures, pour une présentation efficace sur le plateau de QVEMA
Une fois la candidature validée, Charlotte et Rachel se lancent dans une préparation méticuleuse. Deux coachs, Diane et Raphaël, les accompagnent tout au long de ce processus. Diane, experte en pitch, leur fait réviser leur présentation à une quinzaine de reprises, ajustant chaque mot, chaque intonation.
Raphaël, quant à lui, les prépare à répondre aux questions pointues des investisseurs, notamment sur les aspects business. « Ce n’était pas ma zone de confort », confie Rachel, qui se concentre habituellement sur l’aspect produit. Grâce à cette préparation, elle découvre une nouvelle facette de l’entrepreneuriat.
« C’était comme apprendre une nouvelle langue, mais ça m’a permis de mieux comprendre tous les rouages qui constituent la mécanique globale de l’entreprise. » Rachel
Cette phase est marquée par des hauts et des bas. Chaque validation du pitch peut être annulée par la production, ce qui maintient une tension constante. « C’est un véritable ascenseur émotionnel », confie Rachel.
Anticiper tous les scénarios possibles lors du tournage de Qui veut être mon associé ? 5
Les deux associées s’entraînent également à anticiper les scénarios possibles : Que faire si une question leur échappe ? Comment gérer le stress sur le plateau ? Ces interrogations, bien que classiques, deviennent centrales à mesure que la date du tournage approche.
Charlotte et Rachel s’exercent à se projeter dans diverses situations : rester calmes face à des questions inattendues ou réagir avec agilité si une présentation ne se déroule pas comme prévu. Il faut se préparer à tout avant l’émission pour ne pas perdre pied ensuite. Le stress sera déjà fort présent, l’important est de ne pas en rajouter !
Pour cela, elles adoptent une approche méthodique. Rachel, soucieuse de ne pas perdre ses moyens sur des sujets plus techniques, s’appuie sur Charlotte, qu’elle considère comme un pilier solide pour les questions liées aux chiffres et aux projections financières.
De son côté, Charlotte travaille à nuancer ses réponses, en trouvant le juste équilibre entre clarté et précision. Les deux se mettent également à la place des investisseurs, cherchant à identifier les failles potentielles de leur argumentaire pour mieux s’y préparer. Un vrai exercice de théâtre, en somme !
Au-delà de ces aspects purement pratiques, elles s’entraînent aussi sur le plan émotionnel. « Imagine le pire, et prépare une solution », leur répète un des coachs. Ce mantra leur permet de prendre du recul, d’appréhender l’inconnu avec plus de sérénité et, surtout, de ne pas se laisser submerger par le trac. Elles apprennent à respirer profondément, à utiliser des pauses dans leurs discours pour regagner le fil si nécessaire, et à reformuler habilement une réponse en cas de doute.
« On savait que tout ne serait pas parfait, mais ce qui comptait, c’était de garder notre cohérence et de montrer qu’on maîtrisait notre sujet », confie Rachel. Cette préparation les aide à transformer leurs appréhensions en opportunités d’affirmer leur complicité et leur complémentarité, renforçant ainsi leur confiance mutuelle à quelques jours du tournage.
Une logistique millimétrée : au-delà du pitch, dans Qui veut être mon associé ?, c’est une vision globale qu’il faut refléter
Outre le contenu du pitch, d’autres éléments entrent en jeu dans la préparation de QVEMA. La scénographie, par exemple, devient un enjeu central. Avec l’aide de la production, Charlotte et Rachel réfléchissent à l’image qu’elles souhaitent projeter sur scène : Comment disposer leurs produits pour capter l’attention des investisseurs ? Quelle atmosphère créer pour refléter leur vision d’entreprise ?
Les tenues vestimentaires, également, font l’objet d’une réflexion approfondie. Charlotte et Rachel veulent s’assurer que leurs choix reflètent leur personnalité tout en restant fidèles aux valeurs de LTHK et respectueux du cadre professionnel.
« On voulait que tout soit aligné avec nos valeurs et qu’on se sente nous-mêmes, tout en restant professionnelles » Charlotte.
Cette préparation, déjà intense, se superpose à une période personnelle particulière : Charlotte vient tout juste d’accoucher et Rachel est enceinte. Rachel compare cette période à une double maturation : « Nous préparions à la fois notre passage à l’émission et nos vies personnelles qui prenaient une nouvelle dimension. C’était intense, mais incroyablement enrichissant. »
Les clés pour réussir sa candidature à Qui veut être mon associé ?
Au fil de leur expérience, Charlotte et Rachel ont identifié plusieurs conseils qu’elles auraient aimé entendre avant de se lancer. Voici leurs recommandations pour les entrepreneurs aspirant à participer à QVEMA :
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Oser tenter l’aventure : Même si l’idée de candidater peut sembler intimidante, ne laissez pas vos peurs vous freiner. Comme le dit Rachel : « Vous n’avez rien à perdre, tout est à gagner. »
« Même si c’est impressionnant, il ne faut pas se laisser freiner par la peur. Chaque étape est une opportunité pour apprendre et progresser. »
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Soigner sa candidature : Le formulaire et la vidéo doivent refléter à la fois la passion pour le projet et une maîtrise des aspects clés.
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Accepter les imprévus : Le processus est parfois chaotique, mais cela fait partie du jeu. « Il faut rester flexible et prêt à ajuster. »
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S’entourer des bonnes personnes : Le rôle des coachs a été essentiel pour affiner leur discours et mieux appréhender les questions.
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Rester fidèle à soi-même : C'est le plus important ! L’authenticité est un atout majeur. « Les investisseurs, comme le public, sont sensibles à la sincérité. »
Le mantra qui a tout changé pour QVEMA
Durant toute cette période, Charlotte et Rachel ont adopté une approche détendue mais sérieuse. Leur mantra, « Si ça passe, tant mieux ; sinon, tant pis », reflète cette capacité à avancer sans se laisser submerger par les incertitudes. Cet état d’esprit leur a permis de rester concentrées sur leurs objectifs, tout en prenant du recul face aux pressions.
Participer à Qui veut être mon associé ?, une aventure humaine avant tout
Avant même d’apparaître sur le plateau de QVEMA, Charlotte et Rachel ont vécu une aventure hors du commun. Ce processus de sélection les a poussées à se dépasser, à renforcer leur partenariat et à affiner leur vision entrepreneuriale. Leur expérience témoigne de l’importance de croire en son projet, de s’entourer des bonnes personnes et de transformer chaque défi en opportunité d’apprentissage.
En explorant de nouveaux territoires, en approfondissant leur partenariat et en repoussant leurs limites, elles ont grandi en tant qu’entrepreneures et en tant que personnes. Pour celles et ceux qui hésitent à se lancer, leur histoire montre que tenter sa chance, c’est déjà poser les premières pierres d’une aventure humaine et professionnelle inestimable.
Parce que parfois, se lancer, c’est déjà gagner !